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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 20:05

 

En matière de corruption, la manifestation de la vérité par la preuve ou élément matériel relève de la gageure. Pour répondre à cette exigence, le Centre d'Assitance juridique et d'action citoyenne de Transparency international Cameroun (CAJAC) a été officiellement lancé ce jeudi 18 Novembre 2010 au Palais des congrès de Yaoundé sous le slogan : "Formez la 8030, "fermer la corruption" . Transparancy International Cameroun a besion de l'appui de tous pour promouvoir la  bonne gouvernance, la transparence et l'intégrité dans notre société. C'est qu'elle a bénéficier du soutien financier de l'Union Européenne après appel à candidatures et soumission avec succès, pour une période de 36 mois, car le développement économique et social du Cameroun est aujourd'hui l'un des objectifs majeurs et pour y parvenir un travail de plaidoyer anti-corruption doit être développé par toutes les parties prenantes de la chaîne juridique. Après avoir sonné la sonnette d'alarme sur l'état de la corruption au Cameroun l'ONG Transparency international dont le siège se trouve à Berlin innove par la création de centre d'Assitance juridique et d'action citoyenne. Le CAJAC dispose d'une ligne verte. Les appels sont gratuits à partir d es trois  opérateurs de téléphonie mobile et fixe. Les victimes et témoins d'actes de corruption sont ainsi exhortés à user et abuser de la "hotline" du CAJAC. Au bout du fil, de charmantes voix les accueillent, des hôtesses les renseignent au sujet du plan de localisation du CAJAC, de l'adresse du site internet de Transparency International Cameroun et de la nécessité de formaliser leur aigreur au biais d'une plainte. Les citoyens sont fondés de remplir le formulaire de plainte en ligne à la page des technologies de l'information de TIC-Cameroon s'il le souhaite.
Le CAJAC accueille les victimes et témoins d'actes de corruption. Il les aide à structurer les plaintes et les oriente vers les structures compétentes. Trois valeurs distinguent le CAJAC : ce sont l'accueil, la confidentialité et l'intégrité et elle a pour mission de prodiguer aux victimes et aux témoins une assistance et un soutien juridique pour la bonne fin des procédures dans lesquelles ils peuvent être l'objet de sollicitation de corruption. Son objectif est d'instaurer une culture de citoyenneté dans la société et de participer activement à la lutte contre la corruption. Son efficacité dépend finalement de sa capacité à promouvoir une culture de dénonciation chez les citoyens et de la volonté des différentes administrations et institutions publiques d'accompagner sont travail en donnant suite aux requêtes que le CAJAC leur transmet.
Le CAJAC bénéficie des services d'un conseiller juridique. Il traite les plaintes et décide s'il s'agit d'un cas de corruption ou non. Les plaintes retenues sont soumises à l'examen d'un comité juridique. Juristes, avocats et enseignants de droit le composent. Ce comité décide du destin définitif de la plainte : confirmation ou infirmation du cas de corruption,  formulation, reformulation, orientation, institution ciblée ou encoure mesures à prendre.
Les classements antérieurs du Cameroun sur l'indice de perception de la corruption, IPC, érigent le pays au Statut de gros client, en principe. Le CAJAC ne saurait se contenter de ce travail en amont. Sa méthode consiste à effectuer un travail de fourmis sur le terrain.  Le CAJAC n'entend pas cependant courir vers les plaintes pour faire du chiffre. la perspective des contre-procès existe. Il  ne saurait être question de  se laisser prendre à défaut. La base de données est déjà disponible. Elle recueille les informations à moyen et à court termes. Ces informations seront sujettes à des examens. Les résultats obtenus donneront d'engager de campagnes de plaidoyer auprès des organisations et structures les plus touchées.

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Published by NCHEKOUA TCHOUMBA Jean-robert
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