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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 18:04

PETROLE AFRICAIN : les revenus de l’or noir sont-ils mis au service du développement du continent et des plus pauvres ?
La société civile d’un nombre croissant de pays africains riches en pétrole, mais aussi en minerais, se mobilise avec un courage exemplaire pour exiger une véritable transparence aussi bien de leurs gouvernements que des compagnies actives dans ce secteur, afin que les populations des pays concernés puissent voir leurs conditions de vie s’améliorer. C’est ce qu’on a pu constater en mars 2007 au Cameroun, lors d’un meeting réunissant des représentants de l’ensemble des pays producteurs de pétrole et de minerais.Dans le contexte très opaque qui sévit dans le secteur pétrolier et minier en Cameroun comme ailleurs sur le continent africain, il s’agit là d’une véritable révolution. Le fait qu’un nombre croissant d’initiatives visent à promouvoir de nouvelles règles du jeu permettant aux populations des pays producteurs de pétrole ou de minerais de bénéficier d’une gestion transparente et de voir leurs conditions de vie s’améliorer est particulièrement bienvenu. Car l’Afrique subsaharienne connaît actuellement, dans ces secteurs, la plus grande vague d’investissements que ce continent ait connus et une manne financière qui dépasse de loin l’aide au développement et financière octroyée à cette région. But de ces initiatives : parvenir à conjurer la « malédiction » de l’or noir, qui a surtout apporté aux pays africains producteurs de pétrole et de minerais catastrophes écologiques, corruption et maintien au pouvoir de régimes autoritaires.
Les pays africains jouent d’ailleurs un rôle de poids au sein de cette campagne à laquelle se sont associées de nombreuses organisations, actives dans les domaines de l’environnement ainsi que de la défense des droits humains et des droits syndicaux, et qui ont toutes un point commun : la lutte pour une gestion transparente des revenus des industries extractives. Le fait de savoir combien d’argent est reçu par les gouvernements et combien est versé par les sociétés est une première démarche importante si l’on veut pouvoir demander des comptes et rendre responsables de ces sommes les autorités chargées de leur gestion .
Ces coalitions font aujourd’hui pression sur leurs gouvernements respectifs pour qu’ils rejoignent l’Initiative pour la transparence des industries extractives (en anglais : Extractive Industries Transparency Initiative, EITI), lancée par Tony Blair à l’occasion du Sommet mondial sur le développement durable à Johannesburg en 2002, qui mise sur une concertation entre représentants d’Etats, de sociétés pétrolières, d’organisations internationales et de la société civile en vue d’accroître la transparence des revenus générés par les compagnies pétrolières, gazières et minières. En filigrane : la conviction qu’une telle démarche est dans l’intérêt bien compris de l’ensemble des parties concernées, et la tentative d’éviter la multiplication des scénarios « à la nigériane », avec enlèvements et actes de sabotage, sur fond de misère quasi généralisée.
C’est que dans le secteur très sensible du pétrole et des ressources minières sur le continent africain, les personnes qui luttent pour une plus grande transparence de la gestion de ces revenus sont régulièrement l’objet de pressions, de menaces, voire d’arrestations. Les pressions émanent essentiellement des pouvoirs en place, mais aussi des entreprises.



Richesses pétrolières et développement de l’Afrique : Les perspectives restent bonnes. Les ressources énergétiques stratégiques du continent sont importantes. L’Afrique devient et sera un enjeu important des relations internationales économiques…

Les productions pétrolières du continent africain gagnent en importance. Des pays, comme le Nigeria, la Libye, l’Angola ou l’Algérie, peuvent être cités comme des producteurs de pétrole de niveau mondial. Divers pays émergent en matière de production et investissent des sommes considérables dans le développement de champs pétrolifères et gaziers, tels que le Soudan (et le Sud Soudan), le Tchad, le Ghana, l’Ouganda, le Mozambique, etc. Ces nations sont perçues comme de possibles acteurs de haut niveau en matière énergétique en Afrique dans les années à venir.
Certes, la production pétrolière africaine est à ses débuts, vu l’importance des réserves existantes et des découvertes (inéluctables). Mais eu égard aux ressources considérables engrangées par les grands producteurs ci-dessus nommés, les résultats obtenus en matière de développement sont modestes. La Corée du sud et le Chili ont pu faire mieux avec moins de revenus.
Les ressources pétrolières africaines ne sont pas gérées avec efficacité. Ces ressources n’étant pas éternelles, il revient à ces pays de les mettre au service du développement et de la lutte contre la pauvreté.
Les perspectives sont toutefois bonnes, car des plans de rigueur sont annoncés ici et là, des audites de la gestion pétrolière sont mis en œuvre, des fonds souverains de taille considérable émergent et prouvent que les Africains ne dilapident pas toujours leurs ressources limitées…



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Published by NCHEKOUA TCHOUMBA Jean-robert
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